Copropriété en France : les chiffres 2026 du registre national
Depuis 2016, chaque syndicat de copropriétaires d'un immeuble d'habitation doit être immatriculé au registre national tenu par l'Anah. Ce registre est aujourd'hui la seule photographie exhaustive du parc français, et il est public.
Nous l'avons interrogé le 7 octobre 2026 : combien de copropriétés, qui les gère, où elles se trouvent, et combien de mandats arrivent à leur terme dans les douze prochains mois. Avec, pour la première fois, le détail département par département.

Depuis 2016, chaque syndicat de copropriétaires d'un immeuble à usage d'habitation doit être immatriculé au registre national tenu par l'Agence nationale de l'habitat. Dix ans plus tard, ce registre est devenu la seule photographie exhaustive du parc français — et il est public.
Nous l'avons interrogé le 7 octobre 2026 pour en sortir les chiffres qui comptent quand on administre des immeubles : combien de copropriétés, qui les gère, où elles se trouvent, et combien de mandats arrivent à leur terme dans les douze prochains mois. Toutes les données de cet article sont recalculées en direct sur le registre, sans copie intermédiaire. Vous pouvez refaire chacun de ces comptages, pour votre commune ou votre secteur, avec notre outil de consultation du registre national des copropriétés.
Combien de copropriétés y a-t-il en France ?
653 834 copropriétés sont immatriculées au registre national au 7 octobre 2026.
C'est le nombre de syndicats de copropriétaires déclarés, pas le nombre d'immeubles : une résidence de plusieurs bâtiments ne compte qu'une fois si elle forme un seul syndicat, et un syndicat secondaire dispose de sa propre fiche.
L'immatriculation est obligatoire pour tous les immeubles à usage total ou partiel d'habitation, quelle que soit leur taille. Une copropriété de quatre lots y est soumise au même titre qu'une résidence de cinq cents. Le registre n'est donc pas un échantillon : c'est le parc, au défaut de déclaration près.
La répartition par taille
- 1 à 10 lots : 220 452 copropriétés, soit 33,7 %
- 11 à 50 lots : 283 187 copropriétés, soit 43,3 %
- 51 à 200 lots : 128 138 copropriétés, soit 19,6 %
- 201 lots et plus : 22 034 copropriétés, soit 3,4 %
Le chiffre à retenir : plus des trois quarts du parc font moins de 50 lots. Le marché de la copropriété française n'est pas celui des grandes résidences, c'est celui du petit immeuble de ville.
Qui administre le parc : professionnel, bénévole, ou personne
- Syndic professionnel : 318 891 copropriétés, soit 48,8 % du parc
- Syndic bénévole : 44 932 copropriétés, soit 6,9 %
- Non renseigné : 290 011 copropriétés, soit 44,4 %
Trois lectures s'imposent.
Un peu moins d'une copropriété sur deux déclare un syndic professionnel. C'est le socle du marché : 318 891 mandats en portefeuille, toutes enseignes confondues.
Le bénévolat reste minoritaire mais loin d'être marginal : 44 932 copropriétés, près de 7 % du parc, et bien davantage dans certains départements.
Et 44,4 % des fiches ne renseignent pas le type de syndic. Ce n'est pas une catégorie : c'est une absence de déclaration. Elle rappelle que le registre vaut ce que valent les déclarations qui l'alimentent, et qu'un volume considérable de copropriétés n'a pas été actualisé depuis son immatriculation.
Le cas particulier du syndicat coopératif
21 545 copropriétés sont des syndicats coopératifs, soit 3,3 % du parc. Attention à ne pas additionner ce chiffre aux précédents : le syndicat coopératif est une forme d'organisation, pas un type de syndic. Le conseil syndical y élit son président, qui exerce les fonctions de syndic. Ces 21 545 copropriétés se répartissent donc entre les lignes ci-dessus : 11 843 déclarent un syndic bénévole, 317 un syndic professionnel, et 9 385 ne renseignent rien.
C'est la raison pour laquelle les pourcentages d'un paragraphe à l'autre ne s'additionnent pas à 100 % : ils ne mesurent pas la même dimension.
Où se trouvent les copropriétés françaises
652 675 fiches portent un code département ; 1 159 n'en ont pas. Voici les vingt départements qui concentrent le parc.
- 75 — Paris : 45 805
- 13 — Bouches-du-Rhône : 36 118
- 06 — Alpes-Maritimes : 27 925
- 69 — Rhône : 24 197
- 83 — Var : 23 727
- 92 — Hauts-de-Seine : 22 170
- 34 — Hérault : 17 940
- 33 — Gironde : 16 580
- 38 — Isère : 16 559
- 74 — Haute-Savoie : 16 249
- 94 — Val-de-Marne : 15 538
- 67 — Bas-Rhin : 15 436
- 31 — Haute-Garonne : 15 042
- 93 — Seine-Saint-Denis : 13 933
- 44 — Loire-Atlantique : 13 746
- 78 — Yvelines : 12 564
- 59 — Nord : 11 887
- 76 — Seine-Maritime : 11 660
- 64 — Pyrénées-Atlantiques : 11 606
- 57 — Moselle : 10 852
À l'autre bout du classement, la Creuse compte 171 copropriétés immatriculées, la Haute-Marne 343, l'Indre 364. L'écart entre Paris et la Creuse est de 1 à 268.
La géographie de la copropriété recoupe trois réalités : les grandes métropoles, le littoral méditerranéen et ses résidences secondaires, et les stations de montagne — la Haute-Savoie et la Savoie pèsent ensemble plus de 25 000 copropriétés pour une population modeste.
La carte du syndic bénévole : un parc très inégalement professionnalisé
C'est le chiffre le plus intéressant pour un syndic professionnel, et celui que personne ne publie. En rapportant le nombre de copropriétés en syndic bénévole au parc de chaque département — en ne retenant que les départements de plus de 1 500 copropriétés — on obtient un écart de 1 à 6.
Les départements où le bénévolat est le plus répandu
- 40 — Landes : 12,0 %
- 90 — Territoire de Belfort : 12,0 %
- 68 — Haut-Rhin : 11,8 %
- 73 — Savoie : 11,0 %
- 67 — Bas-Rhin : 10,8 %
- 57 — Moselle : 10,4 %
- 88 — Vosges : 10,3 %
- 64 — Pyrénées-Atlantiques : 10,2 %
Les départements où il est le plus rare
- 75 — Paris : 2,1 %
- 14 — Calvados : 3,2 %
- 06 — Alpes-Maritimes : 3,5 %
- 21 — Côte-d'Or : 3,5 %
- 35 — Ille-et-Vilaine : 4,1 %
- 76 — Seine-Maritime : 4,5 %
Le Grand Est ressort nettement — Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle, Vosges et Territoire de Belfort figurent tous dans le haut du tableau. On y gère plus volontiers son immeuble soi-même, dans un parc ancien et de petite taille. À l'inverse, Paris est le département le plus professionnalisé de France : 98 copropriétés sur 100 n'y déclarent pas de syndic bénévole.
Pour un syndic professionnel, cette carte dit où se trouve le gisement de copropriétés administrées sans professionnel — et donc, là où la charge devient trop lourde pour un copropriétaire bénévole, un marché.
Les mandats : ce que le registre dit de la stabilité du parc
- Mandat en cours : 363 713 copropriétés, soit 55,6 %
- Pas de mandat en cours : 268 956 copropriétés, soit 41,1 %
- Mandat expiré sans successeur déclaré : 20 664 copropriétés, soit 3,2 %
La troisième ligne est la plus parlante. 20 664 copropriétés ont un dernier mandat arrivé à son terme sans qu'aucun successeur n'ait été déclaré au registre. Dans ces situations, soit l'assemblée générale a désigné un nouveau syndic sans que la fiche ait été mise à jour, soit la copropriété se trouve réellement sans représentant légal — auquel cas seule une assemblée générale, ou la désignation d'un administrateur provisoire par le tribunal judiciaire, permet d'en sortir.
227 670 mandats arrivent à échéance dans les douze prochains mois
C'est le chiffre qui structure l'année d'un syndic professionnel. 227 670 copropriétés — 34,8 % du parc immatriculé — ont une date de fin de mandat comprise entre le 7 octobre 2026 et le 7 octobre 2027.
Autrement dit : une copropriété française sur trois va remettre la question du syndic à l'ordre du jour de son assemblée générale dans l'année. Pour celui qui détient le mandat, c'est un renouvellement à préparer. Pour les autres, c'est une mise en concurrence à laquelle se présenter.
Part des copropriétés dont le mandat arrive à échéance sous 12 mois
- 75 — Paris : 23 934 sur 45 805, soit 52,3 % — dont 2 729 mandats déjà expirés
- 92 — Hauts-de-Seine : 9 762 sur 22 170, soit 44,0 % — 1 275 expirés
- 31 — Haute-Garonne : 6 399 sur 15 042, soit 42,5 % — 467 expirés
- 94 — Val-de-Marne : 6 511 sur 15 538, soit 41,9 % — 577 expirés
- 69 — Rhône : 9 687 sur 24 197, soit 40,0 % — 488 expirés
- 38 — Isère : 6 169 sur 16 559, soit 37,3 % — 478 expirés
- 06 — Alpes-Maritimes : 10 370 sur 27 925, soit 37,1 % — 987 expirés
- 74 — Haute-Savoie : 6 017 sur 16 249, soit 37,0 % — 592 expirés
- 93 — Seine-Saint-Denis : 5 122 sur 13 933, soit 36,8 % — 479 expirés
- 33 — Gironde : 5 990 sur 16 580, soit 36,1 % — 515 expirés
- 67 — Bas-Rhin : 5 530 sur 15 436, soit 35,8 % — 499 expirés
- 44 — Loire-Atlantique : 4 569 sur 13 746, soit 33,2 % — 378 expirés
- 13 — Bouches-du-Rhône : 11 108 sur 36 118, soit 30,8 % — 980 expirés
- 34 — Hérault : 5 477 sur 17 940, soit 30,5 % — 422 expirés
- 83 — Var : 6 536 sur 23 727, soit 27,5 % — 763 expirés
Paris se détache : plus d'une copropriété parisienne sur deux a une échéance de mandat déclarée dans l'année.
Une précaution de lecture, indispensable. Ces dates sont celles de la dernière déclaration du syndic. Une fiche non actualisée depuis la dernière assemblée générale affichera une échéance proche ou dépassée alors que le mandat a été renouvelé depuis. Le registre indique donc où regarder, pas ce qui est acquis. C'est pour cette raison que chaque fiche affiche sa date de dernière mise à jour.
Comment obtenir ces chiffres pour votre propre secteur
L'intérêt de ces données n'est pas le total national, c'est votre périmètre. Notre outil de consultation du registre refait ces comptages en direct, sans compte et sans téléchargement.
- Tapez une commune ou un code postal : vous obtenez le tableau de bord du secteur — copropriétés immatriculées, mandats en cours, sans mandat, expirés, échéances à douze mois, répartition entre syndic professionnel et bénévole, tailles.
- Tapez une adresse précise : les copropriétés immatriculées sur la voie s'affichent de la plus proche à la plus éloignée, avec leur nombre de lots et l'état de leur mandat.
- Tapez une raison sociale de syndic : vous voyez combien de copropriétés cette enseigne déclare gérer, combien de ses mandats arrivent à échéance dans l'année, et combien dépassent 200 lots.
- Ouvrez une fiche : numéro d'immatriculation, date d'immatriculation, date de dernière mise à jour, syndic déclaré et SIRET, fin du dernier mandat, nombre de lots par destination, période de construction, syndicat coopératif, résidence-services.
Ce que le registre ne contient pas
Soyons clairs sur les limites, elles conditionnent l'usage que vous pouvez en faire.
- Aucune donnée financière. Ni budget prévisionnel, ni impayés, ni fonds de travaux, ni montant de charges.
- Pas l'identité des syndics bénévoles. Un syndic bénévole est une personne physique : l'Anah ne diffuse pas son identité en données ouvertes. Pour les syndics professionnels, personnes morales, la raison sociale et le SIRET sont publics.
- Pas de coordonnées. Le registre n'est pas un annuaire : ni téléphone, ni adresse e-mail.
- Pas de valeur réglementaire. Les données sont indicatives. Pour toute démarche officielle, ce sont les registres et documents sources qui font foi.
Se former à la gestion de copropriété
Lire le registre est une chose ; administrer une copropriété en est une autre. Les 227 670 échéances de l'année se joueront sur la capacité à tenir une assemblée générale sans irrégularité, à bâtir un budget prévisionnel défendable, à piloter des travaux et à répondre sur les charges.
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Questions fréquentes
Combien de copropriétés y a-t-il en France en 2026 ?
653 834 copropriétés sont immatriculées au registre national au 7 octobre 2026. Parmi elles, 318 891 déclarent un syndic professionnel, 44 932 un syndic bénévole, et 290 011 n'ont pas renseigné le type de syndic.
Quelle est la part des syndics bénévoles en France ?
6,9 % des copropriétés immatriculées déclarent un syndic bénévole, soit 44 932 sur 653 834. Cette part varie fortement selon les départements : 12 % dans les Landes et le Territoire de Belfort, 2,1 % à Paris.
Le registre national des copropriétés est-il public ?
Oui. Il est publié en données ouvertes par l'Agence nationale de l'habitat sous Licence Ouverte, et mis à jour quotidiennement. N'importe qui peut le consulter, par exemple avec notre outil de recherche.
Comment savoir qui est le syndic d'un immeuble ?
En recherchant l'immeuble par son adresse dans le registre. Si la copropriété est immatriculée et que son syndic est un professionnel, la raison sociale et le SIRET sont affichés, ainsi que la date de fin du dernier mandat déclaré. Pour un syndic bénévole, l'identité n'est pas diffusée en données ouvertes.
Que signifie « mandat expiré sans successeur déclaré » ?
Que le dernier mandat enregistré est arrivé à son terme sans qu'un nouveau syndic ait été déclaré au registre. 20 664 copropriétés sont dans ce cas. Il peut s'agir d'une fiche non actualisée après l'assemblée générale, ou d'une copropriété réellement dépourvue de syndic.
Les données du registre sont-elles fiables ?
Le fichier source est republié chaque jour par l'Anah, mais chaque fiche dépend de la dernière déclaration de son syndic. Certaines datent de quelques semaines, d'autres de plusieurs années. C'est pourquoi la date de dernière mise à jour est affichée sur chaque fiche.
Sources et méthode
Registre national d'immatriculation des copropriétés, Agence nationale de l'habitat, publié en Licence Ouverte sur data.gouv.fr. Comptages effectués le 7 octobre 2026 via l'API tabulaire de data.gouv.fr, sans copie ni stockage des données. Les répartitions départementales portent sur les 652 675 fiches renseignant un code département ; les parts de syndic bénévole par département sont calculées sur les départements comptant au moins 1 500 copropriétés immatriculées, afin d'éviter les effets de petit nombre.
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FAQ
Qu’est-ce que la Loi ALUR et à quoi sert la formation associée ?
La Loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) encadre l’exercice des professions immobilières en France.Depuis 2016, elle impose aux titulaires d’une carte professionnelle Transaction, Gestion ou Syndic de suivre une formation continue Loi ALUR afin de renouveler leur carte.Cette formation permet de mettre à jour les connaissances juridiques, techniques et réglementaires des professionnels de l’immobilier.
Qui est concerné par la formation Loi ALUR ?
La formation Loi ALUR s’adresse à :
- Les titulaires d’une carte professionnelle Transaction, Gestion ou Syndic
- Les directeurs d’établissements immobiliers
- Les collaborateurs habilités par un titulaire de carte (agents commerciaux, négociateurs, mandataires, salariés ou indépendants)
En résumé, toute personne exerçant une activité réglementée dans l’immobilier doit suivre cette formation continue obligatoire.
Quelle est la durée de la formation Loi ALUR ?
La formation Loi ALUR doit représenter 42 heures réparties sur 3 années consécutives.
Parmi ce total, au moins :
- 2 heures sur la déontologie
- 2 heures sur la non-discrimination dans l’accès au logement
sont obligatoires.
Les heures restantes peuvent porter sur des thématiques telles que le droit immobilier, l’urbanisme, la construction ou la transition énergétique.
Que contient la formation Loi ALUR ?
La formation Loi ALUR propose un programme complet couvrant les domaines juridique, économique, commercial, les techniques de construction, l’urbanisme et la transition énergétique. Elle comprend obligatoirement deux heures consacrées à la déontologie et deux heures dédiées à la lutte contre la discrimination dans l’accès au logement.
Au-delà de ces thématiques incontournables, la formation peut également aborder d’autres sujets directement liés à l’immobilier : gestion locative, transactions, fiscalité, copropriété, développement durable ou encore digitalisation du secteur.Pour être valable, cette formation doit être suivie auprès d’un organisme enregistré auprès de la DIRECCTE et certifié Qualiopi.
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